Difficile de composer des menus équilibrés et variés lorsqu'un enfant dans la famille souffre d'une allergie alimentaire. D'autant plus , et c'est le cas en France comme dans tous les pays industrialisés , que les aliments les plus fréquemment associés aux allergies sont les oeufs, le lait de vache, les arachides, le soja, les noix, les poissons et les crustacés.
Pourtant, comme si cela ne suffisait pas, d'autres allergies apparaissent ou sont en augmentation. C'est le cas des allergies aux fruits exotiques, aux épices et condiments, aux huiles de tournesol et sésame, au psyllium (qui est un laxatif) contenu dans les barres diététiques, au latex, aux nouveaux allergènes comme le lupin (plante légumineuse) qui représente 1 % de la farine totale dans la baguette et les acariens (des symptômes peuvent par exemple apparaître lors de l'ingestion d'aliments préparés avec de la farine de blé contaminée par les acariens).
Bon à savoir : le sésame représenterait aujourd'hui 4,4 % des allergies alimentaires des adultes contre 0,7% il y a encore quelques années.
Manifestations cliniques des allergies alimentaires.
Les manifestations cliniques des allergies alimentaires sont variables :
À noter : l'eczéma ou dermatite atopique est la manifestation allergique la plus fréquente chez le jeune enfant.
Diagnostic
Le diagnostic de l'allergie alimentaire repose sur :
Traitement
La mise en place de stratégies préventives de l'allergie alimentaire apparaît essentielle étant donné le nombre de plus en plus important de personnes atteintes.
Traitement préventif
Il faut savoir prendre des précautions dès le plus jeune âge surtout pour les personnes à risque. Il faut souvent observer ce qui se passe dans la génération précédente c'est à dire celle des parents.
Il existe également une autre méthode pour savoir si un enfant est "à risque": on peut mesurer à la naissance le taux d'immunoglobulines E dans le sang du cordon ombilical. Si les enfants à risque sont allaités uniquement par le lait de leur mère pendant les six premiers mois, et qu'après on introduit lentement les aliments en retardant un peu l'introduction de certains aliments comme le lait de vache, les oeufs, le boeuf, le poulet et le blé, il semble que les enfants présentent moins de manifestations atopiques.
Régime d'éviction
Le meilleur moyen de ne pas avoir d'allergie alimentaire est d'éviter l'aliment responsable de cette allergie quelque soit sa forme et sa présentation. C'est là que réside le vrai casse-tête pour les parents et l'entourage des enfants allergiques. Inutile de préciser qu'il faut absolument lire attentivement les étiquettes des aliments afin de dépister les allergènes en cause et faire extrêmement attention à la restauration.
Attention : un allergène peut être masqué ! Actuellement, les substances incluses dans la composition d'un ingrédient complexe ne sont mentionnées obligatoirement (de façon légale) que lorsqu'elles représentent plus de 25% de la totalité du produit. D'autre part, l'industrie alimentaire peut parfaitement introduire un composant nouveau sans qu'il en soit obligatoirement fait mention !
Seule parade : se tenir informé auprès des sites ou des revues de consommateurs allergiques qui annoncent que le produit X ou Y contient désormais de l'arachide par exemple. Aujourd'hui, les enfants souffrant d'une allergie alimentaire peuvent parfaitement être accueillis en collectivité. Ils peuvent en effet bénéficier au sein de leur établissement scolaire d'un protocole d'accueil personnalisé comme le mentionne la circulaire n°2003-135 parue dans le BO n° 34 du 18 septembre 2003.
Recommandations du Ministère de l'Education Nationale concernant la prise de repas à l'école des enfants présentant des allergies alimentaires
Il est difficile de prévoir des menus spécifiques pour les élèves dont l'état de santé nécessite un régime alimentaire particulier.
La mise en place de "paniers repas" dans le cadre d'un projet d'accueil individualisé doit être favorisée. La famille assure alors la pleine responsabilité de la fourniture du repas, du conditionnement et du transport. La chaîne du froid doit être impérativement respectée, de la fabrication du repas par la famille jusqu'à sa présentation à l'enfant lors du déjeuner à l'école.